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5.
Contrôles
Les complexes et sandwiches d’isolation thermique intérieure font l’objet
d’une certification qui est matérialisée par la marque CSTBat.
 
La marque de certification atteste de la conformité des éléments aux
exigences particulières et certifie les caractéristiques suivantes :
-
 
- adhérence de l’isolant sur la plaque de plâtre
-
 
- caractéristiques dimensionnelles des débords et de l’épaisseur.
 
Le certificat est disponible sur le site : www.
cstb.fr
Les contrôles sur les constituants (isolants, plaques de plâtre, colles) et
sur les produits en cours de fabrication sont effectués conformément aux
annexes 2 et 2 bis du Règlement Technique (RT07) des certificats
CSTBat complexes et sandwiches d’isolation thermique : «
Contrôles en
usine exercés par le fabricant ».
 
L'isolant primitif laine de verre fait en outre l'objet d'un contrôle de la
masse volumique, des caractéristiques dimensionnelles, de la cohésion
et de la résistance thermique.
 
Le positionnement du primitif de laine de verre par rapport à la plaque de
plâtre doit être contrôlé, coté apposé au calage ; les écarts dimensionnels
admissibles sont les suivants :
x
 
Longueur : - 7 +12 mm
x
 
Largeur :- 4  +9 mm
x
 
Epaisseur : ± 3 mm
L’adhérence du primitif laine de verre  sur la plaque de parement en
plâtre doit être supérieure à 0,003
MPa (rupture dans la laine de verre)
avec un niveau de garantie de 95 %.
 
6.
Mise en œuvre
6.1
Destination (cf.
 tableau 1)
Complexes et sandwiches CALIBEL et CALIBEL MI sans pare vapeur
marqués P1 : ils sont généralement destinés aux murs en maçonnerie ou
en béton situés en dehors des zones très froides et dont la résistance
thermique est supérieure ou égale à 0,086m
2
. K/W).
Complexes et sandwiches CALIBEL et CALIBEL MI avec pare-vapeur,
marqués P3
: ils sont destinés aux murs en maçonnerie ou en béton
situés en zones très froides (température de base inférieure à – 15°C ou
en altitude supérieure ou égale à 600 m en zone H1), aux murs anciens
ou aux murs de locaux dont la destination rend nécessaire la présence
d’un pare-vapeur, conformément aux règles prévues dans le préambule
annexé à la norme NF DTU 25-42 (indice de classement P 72-204) « Ou-
vrages de doublage et habillage en complexes et sandwiches plaques en
plâtre-isolant ».
 
6.2
Mise en œuvre des complexes  
Les travaux préparatoires et la mise en œuvre proprement dite sont
exécutés conformément à la norme NF DTU 25-42 (indice de classement
P 72-204) visée ci-avant.
 
6.21 Mortier
adhésif
On se reportera aux indications figurant sur les sacs.
 
On se reportera aux prescriptions figurant sur les emballages.
 
La mise en place des plots de mortier adhésif s’effectue en une seule
opération.
 Le nombre et la dimension des plots sont tels que la surface
encollée après réglage et mise en place soit d’environ 15 % de la surface
du panneau (par exemple pour les mortiers adhésifs 8 à 9 plots par m² de
15 cm de diamètre et de 10 à 15 mm d’épaisseur, plots de 250 g environ).
 
6.22 Colle
AGO-ISOSTIC
L'application de cette colle est réalisée par cordons disposés horizonta-
lement à l’aide d’une spatule et à raison de 5 cordons de 1 m par pan-
neau.
 Pour ce faire, disposer de la colle AGO-ISOSTIC dans la partie
réservoir de la spatule et déplacer par translation et latéralement la spa-
tule, de manière à former un cordon.
 
Les cordons doivent être réguliers et homogènes.
 
Les irrégularités du mur doivent être inférieures à 10 mm.
 
6.23 Traitement
des
joints
Le traitement des joints entre plaques sera réalisé au moyen des systè-
mes d’enduit associé à une bande visés à l’article 2.6 et faisant l’objet de
Certificats CSTBat.
 
On se reportera aux prescriptions de mise en œuvre définies dans l’Avis
Technique  ou le Document Technique d’Application concerné.
 
6.24 Points
singuliers
x
 
Les plinthes en bois seront fixées par clouage en biais ou collage,
x
 
les plinthes en céramique seront collées avec une colle à carrelage
adaptée au local.
 
x
 
Les jonctions entre les parements des panneaux et les huisseries de
porte ou de fenêtres s’effectueront de façon classique (encastrement,
couvre-joint rapporté,…).
 
x
 
Les dispositions particulières au pourtour des baies, art.
 1,511 de la
norme NF DTU 25-42 (indice de classement P
72-204), sont à respec-
ter.
 
6.3
Dispositions particulières en partie basse
6.31
Cas des pièces classées EA (pose sur sol fini
ou avec revêtement de sol mince)
Il est rappelé que les complexes étant butés en tête, l'espace restant en
pied doit être calfeutré avant la pose de la plinthe, soit à la mise en œuvre
du complexe, soit après mise en place de celui-ci (cf.
 art.
 1.531 de la
norme NF DTU
25-42 (indice de classement P
72-204 - cahier des clau-
ses techniques).
 
6.32
Cas des pièces classées EB (ou cas de pose
avant exécution d'une chape ou revêtement
de sol épais)
(cf.
 art.
 1.532 de la norme NF DTU
25-42
(indice de classement P
72-
204)
a)
Mise en œuvre avant exécution d'une chape
Une protection des parements est nécessaire contre l'humidité et les
sollicitations mécaniques.
b)
Pièces humides et/ou dans lesquelles le revêtement de sol est lava-
ble à l'eau
Dans ces locaux, la partie basse des complexes doit être protégée
contre l'humidité sur une hauteur d'au moins 2
cm
*
 au-dessus du sol
fini.
Il est rappelé que les complexes étant butés en tête, les dispositions
en pied consistent à :
x
 
soit arrêter la plaque à 2 cm au-dessus du sol fini,
x
 
soit disposer un relevé d'étanchéité dépassant le sol fini d'au moins
2 cm.
 
7.
Cas particulier des locaux « EB+
privatifs »  
Ouvrages verticaux destinés aux locaux classés EB+ privatifs au sens du
document « classement des locaux en fonction de l’exposition à l’humidité
des parois
» e-cahier CSTB 3567-mai 2006  et dont la constitution est
définie ci-après :
Conformément aux dispositions prises dans l’amendement à la norme
NF DTU 25.42 (indice de classement P 72-204-1/A1) :
x
 
Toutes les parois du local EB+ privatif doivent être réalisées avec des
plaques hydrofugées de type H1 (cf.
 art.
 2.2 du Dossier Technique).
Dans ce type de local on doit utiliser des complexes CALIBEL
 ou
« CALIBEL MI » constitués avec des plaques de type H1.
x
 
Le pied de doublage sera traité après calfeutrement par la mise en
place d’un joint souple (de 5 à 10 mm d’épaisseur) sur la périphérie du
local concerné.
 
Rappel concernant les travaux de plomberie
x
 
Un joint mastic doit être mis en œuvre au raccordement des bacs à
douche et des baignoires avec les parois verticales.
 
x
 
Un dispositif d’appui des appareils déformables (baignoires en acryli-
que,…) doit être mis en œuvre sur la paroi pour éviter la déformation
du joint précédent lors du fonctionnement de ces appareils.
 
x
 Une protection des traversées de paroi par fourreautage doit être
effectuée et un joint mastic entre les canalisations et les fourreaux doit
être réalisé.
 
Le joint au raccordement entre le support et le receveur (bac à dou-
che, baignoire) est réalisé par l’entreprise de carrelage.
                  
*
 La cote de 2 cm au-dessus du sol fini est à respecter au plus juste si l'on veut fixer la plinthe
dans de bonnes conditions